24 Heures chrono 2001/2011 : 10e anniversaire!

05/11/2011

Non classé

Premières diffusions :

  • Drapeau des États-Unis États-Unis : 6 novembre 2001
  • Drapeau de France France : 14 septembre 2002 sur Canal+

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Le 6 novembre 2011, les 10 ans de 24 :
initialement prévue pour faire ses débuts sur la Fox le 30 octobre, 24 a vu sa date de lancement repousser au 6 novembre après les attentats du 11 septembre. Si la série était avant tout un concept – 24 heures, 24 épisodes – elle finit surtout par être indissociable de son héros prêt à tout pour son pays. Jack Bauer connut ainsi 8 journées infernales…
(critictoo.com)

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Le succès de 24 heures chrono est immédiat. Dès les premières secondes, le spectateur est sous perfusion d’adrénaline au rythme d’une horloge dont le tic-tac caractéristique égrène chaque quart d’heure écoulé. Un procédé narratif nouveau qui interdit les ellipses comme les raccourcis pour se concentrer sur l’essentiel. Il favorise aussi le recours au split-screen, avec la juxtaposition de plusieurs scènes ou d’une même scène vues sous des angles différents.

Dans le rôle principal, Kiefer Sutherland campe Jack Bauer, un antihéros qui partage ses initiales avec deux espions mythiques, James Bond et Jason Bourne. Pendant huit saisons, Jack Bauer va sauver l’Amérique, donc le monde, de menaces gazeuses et nucléaires, torturer un volume industriel de terroristes, son ex-petite amie, son frère… Mais toujours au nom de la raison supérieure de l’Etat. Il va griller un nombre insolent de forfaits téléphoniques pour commenter en direct ce qu’il fait, demander des milliers de fois à son interlocuteur de “lâcher son arme” et s’excuser au moins trois fois par épisode de ne pas avoir le temps. Après une décennie de bons et loyaux services, Jack Bauer raccroche l’oreillette et devient grand-père.

il y a eu un avant et un après 24 heures chrono. Depuis l’arrêt de la série, ses fans se consolent en essayant de saisir quels sont les personnages de séries que Jack a inspirés. On pense à Lost ou encore au contexte géopolitique de Homeland, actuellement diffusé au Etats-Unis. Claire Danes, un agent de la CIA, tente de percer à jour un attentat terroriste à venir sur le sol américain. Une excellente façon de patienter en attendant 24 heures chrono, le film. De passage à Cannes pour le Mipcom (Marché international des contenus audiovisuels), Kiefer Sutherland a confirmé que le tournage aurait lieu au début de l’année 2012.

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La série culte de la Fox, a fait coulé beaucoup d’encres au sujet de la personnalité toujours sur le fil de son héros, Jack Bauer :

Créé par Joel Surnow et Robert Cochran, produit et diffusé entre 2001 et 2010, 24 Heures Chrono (24) met en scène les journées très occupées de Jack Bauer, un agent spécial fédéral américain qui lutte contre le terrorisme. La série a révolutionné le petit écran et inspiré le cinéma notamment pour son suspense insoutenable, ses multiples rebondissements, son rythme effréné et presque en temps réel : chaque saison se compose de vingt-quatre épisodes et est censée correspondre à vingt-quatre heures. Si 24 a remporté l’Emmy de la meilleure série en 2006 et le Golden Globe de la meilleure série télévisée dramatique en 2004, la série culte de la Fox, taxée péjorativement de « républicaine », a fait coulé beaucoup d’encres au sujet de la personnalité toujours sur le fil de son héros (entre guillemets), Jack Bauer, patriote jusqu’au-boutiste, n’hésitant pas à utiliser la torture pour obtenir des informations cruciales. Diffusé pendant le conflit en Irak et en Afghanistan, 24 s’inscrit dans un contexte historique troublé post-11 septembre (le 1er épisode de la saison 1 a été diffusée aux USA le 06 novembre 2001) où les actes de tortures de son héros renvoient invariablement à l’ère Bush Guantánamo avec les conditions de détention de ses prisonniers, jugées illégales et contraires aux principes des droits de l’homme par la Cour suprême en 2006.et le scandale de cineheat.fr

«Télécâble Sat Hebdo» (Cédric Melon)

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A l’occasion du 10ème anniversaire de la série culte, Amazon France propose en édition limitée, un luxueux coffret de 49 DVD, en forme de bombe, qui comprend l’intégrale des 8 saisons de 24, 192 épisodes au total, plus le téléfilm Redemption, prologue à la saison 7, et tous les bonus des éditions précédentes des coffrets individuels.

Le coffret en vente ici : Amazon.fr

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Jeu-concours « Quiz 24/24 » – 24 heures chrono en 24 questions ! Du samedi 5 novembre 2011 au vendredi 25 novembre 2011 www.telecablesat.fr

Lots : 10 intégrales de la série « 24 heures chrono » (soit 8 saisons)

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Les personnages qui ont fait 24 :

Beaucoup de personnages sont arrêtés ou tués chaque saison, il y a ainsi un certain renouvellement d’une saison à l’autre…

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By Galin

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10 ans de 24 – 10 moments marquants de la série :

24 a donc été officiellement lancée il y a 10 ans, et pour fêter dignement cela, j’ai décidé de revenir sur 10 moments de la série – sans ordre précis, mais qui ont marqué mon visionnage et ma vie téléspectatrice :

10. Kim et un certain cougar (2.11)

Kim Bauer aura eu bien des moments pour nous laisser supposer que, peut-être, elle n’était pas la fille biologique de Jack. Les doutes ont atteint leur apogée au cours de la saison 2 quand une Kim désespérée croise un cougar. Un moment d’anthologie télévisuelle venait de naitre pour de mauvaises raisons – comprendre que Kim et son lion des montagnes n’avaient assurément pas pour vocation d’être l’un des moments les plus drôles de la série.

09. La mort de Michelle (5.01)

Les morts parsèment la série et celle de Michelle occupe une place particulière dans mon cœur. D’abord, car elle était un des personnages que j’affectionnais le plus (accentuée par sa relation avec Tony) et ensuite, car ce fut une véritable surprise. Michelle, décidée à apporter son aide au CTU une nouvelle fois plongé dans une journée de folie, trouve la mort suite à l’explosion de sa voiture. Paix à son âme.

08. Chloe’s got a gun (4.19)

Arrivée en saison 3, Chloe semblait destinée à trouver la mort, ne serait-ce que parce qu’elle passait son temps à faire la grimace. Mais non, Chloe survivra jusqu’au bout, devenant plus qu’une alliée pour Jack Bauer. Elle aura le droit aussi à ses moments, dont un en saison 4, où le personnage sortira de son habitat naturel (les bureaux de la CTU) pour se rendre sur le terrain et récupérer des informations dans l’ordinateur d’un civil. Elle va se retrouver, avec une autre personne, menacée de mort et devra courir pour sa vie. Seulement, Chloe a de la ressource, et surtout après multiples obstacles (24-style), elle finit par avoir une arme dont elle peut vider le chargeur sur l’homme qui veut la tuer. Une belle façon de finir l’heure.

07. Chase perd sa main (3.24)

Annoncé comme un potentiel remplaçant à Jack Bauer, Chase Edmunds ne fut pas à la hauteur de la tâche, et malgré la déception, le personnage réussira quand même à sauver son honneur en étant au cœur d’une scène particulièrement marquante du show. À situation extrême et temps limité, des mesures tout aussi extrêmes et expéditives se doivent d’être prises. Chase s’est menotté avec un mécanisme qui, déclenché, libèrerait un virus. Il faut alors séparer Chase du virus avant que celui-ci ne soit relâché, et pour ce faire, Jack va utiliser une hache …

06. Jacqueline Bauer aka Renée Walker (7.24)

Arrivée au début de la saison 7 en se présentant comme une femme destinée à être un obstacle pour Jack Bauer, Renée Walker aura, à son contact, changé et compris le combat que notre héros mène. Finalement, l’agent du FBI se transformera sous nos yeux en mini Jack Bauer, avec le dernier épisode de la saison pour mettre un point final à cette évolution. Renée arrive en hélicoptère avec un groupe du FBI pour sauver Jack. Elle s’accroche à un SUV, tue quelques types, fait un roulé-boulé, et va désamorcer la bombe attachée à la poitrine de son homme. Go Renée !

05. Jack s’en va avec le lever du soleil (4.24)

24 aurait pu parfaitement se conclure à la fin de cette quatrième saison, qui a su laisser un énorme sentiment de satisfaction au bout de ces nouvelles 24 éreintantes heures. Alors que Logan veut remettre Jack aux mains des Chinois, celui-ci parvient, avec l’aide de Palmer, Tony, Michelle et Chloe, à échapper au piège qui lui a été tendu. Jack doit donc laisser sa vie derrière lui pour survivre. Il enfile sa paire de lunettes de soleil et se dirige vers une autre existence alors que le soleil se lève. Il est 07:00:00.

04. La mort de Ryan Chappelle (3.18)

Ryan Chappelle n’était pas le personnage le plus sympathique de 24, mais sa mort aura certainement su marquer la série – plus que sa vie en tout cas. Jack Bauer se voit dans l’obligation de le tuer après en avoir reçu l’ordre du Président – l’exécution étant réclamée par un terroriste. Le beau tour joué par les scénaristes est d’être parvenu à créer un moment émotionnellement intense, où tous les préjugés disparaissent pour laisser la place à la signification de cet acte définitivement inscrit dans ma mémoire de téléspectatrice.

03. Nina est une taupe (1.22)

24 contient un nombre indécent de twist et de moments choquants. Si la série avait déjà commencé à prendre par surprise, le plus gros retournement de cette première saison à mes yeux se révèle être la révélation que Nina Myers, ancienne maitresse de Jack, actuelle petite amie de Tony, et agent de confiance de la CTU, est en fait une taupe. Le choc !

02. I’m gonna need a hacksaw (2.01)

« I’m gonna need a hacksaw » est connue comme la ligne de dialogue la plus cool que Jack Bauer a dite. Elle incarne l’essence même de la série, avec Jack qui utilise tous les moyens nécessaires pour parvenir à ses fins. Ainsi, après la perte de sa femme, il replonge dans une crise de la CTU avec les grands moyens – soit en éliminant un criminel de sang froid – sous les yeux de George Mason – pour le remplacer. À quoi a servi la scie est révélé dans l’épisode suivant.

01. La fin (8.24)

Pour terminer en beauté, autant terminer par la fin. Après une énième journée éreintante, la perte de la femme qu’il aime, Jack se retrouve encore une fois seul contre tous – ou presque – pour avoir tenu ses positions, ses idéaux, servi son pays et fait ce qu’il croyait juste. Il fait ses adieux à Chloé, et en même temps, au téléspectateur, avant de disparaître.

critictoo.com

saison 1 :

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saison 2 :

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saison 3 :

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saison 4 :

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saison 5 :

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saison 6 :

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Redemption :

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saison 7 :

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saison 8 :

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A l’occasion du 10e anniversaire de la première diffusion de 24 sur la TV Américaine Fox, l’ancien réalisateur et producteur de la série culte, Jon Cassar publie quelques photos

Plus de photos (more pics) : whosay.com/joncassar/photos

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Jon Cassar et Kiefer en 2006 lors des Emmy Awards (meilleur réalisateur pour la saison Première de la saison 5)

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Interview de Jon lors de sa venue au festival TV de Monte-Carlo en juin 2006 :

Vous attendiez-vous à un tel succès pour la série ?
Non. Tout du moins pas à un succès aussi important. Je connaissais Joel Surnow et Robert Cochran, les créateurs de 24, depuis l’époque où nous avions travaillé ensemble sur la série La Femme Nikita, et après avoir réalisé deux épisodes de la première saison de 24, je n’ai véritablement intégré l’équipe à part entière qu’à partir de la deuxième saison. Le plus surprenant, c’est d’avoir obtenu les meilleures audiences avec la cinquième saison, ce qui est plutôt rare car aux États-Unis, les audiences ont plutôt tendance à décroître au fil des ans et non à progresser comme dans notre cas.

Le problème du renouvellement des intrigues se pose aussi en permanence ?
Alors que nous préparions la deuxième saison, tout le monde nous disait : « La première saison était géniale mais vous ne pourrez jamais refaire le même coup ». Cette remarque, nous y avons désormais droit tous les ans, ce à quoi nous répondons systématiquement : « Vous avez tout à fait raison, on y arrivera pas » (rires). Et nous prenons alors une toute nouvelle direction. C’est d’ailleurs la particularité de notre show par rapport à des séries telles qu’Urgences ou FBI : Portés disparus où vous appliquez le même schéma encore et encore. Avec 24, nous ne cherchons pas à réappliquer la même formule, à chaque nouvelle saison nous partons d’un script et de personnages différents et je crois que c’est cette fraîcheur perpétuellement renouvelée qui plaît.

Les scénarios sont très souvent en phase avec l’actualité, est-ce volontaire ?
Ils nous arrivent même d’être en avance sur elle. Le meilleur exemple est celui de la saison 2 (diffusée à partir d’octobre 2002 outre-atlantique, NDR) dans laquelle les États-Unis étaient sur le point d’entrer en guerre. Et lorsque la guerre en Iraq a débuté (en mars 2003, NDR), beaucoup de gens nous ont reproché de copier l’actualité alors qu’en fait, nous avions imaginé cette histoire 10 mois plus tôt. Tout ceci est surtout à mettre au crédit des scénaristes qui se documentent énormément sur l’actualité et obligatoirement cette peur du terrorisme se ressent dans les scripts. D’ailleurs, jusqu’à aujourd’hui, Jack essayait à chaque fois de déjouer des tentatives d’attentats tandis que l’une des idées pour la saison 6, bien que rien ne soit encore officiel, serait de débuter alors que de telles attaques ont déjà eu lieu. Quelle serait la réaction si 10 bombes nucléaires explosaient coup sur coup aux quatre coins du pays ? D’un autre côté, la seule pensée que nos scénarios puissent donner de telles idées à certaines personnes dans la réalité nous effraient littéralement. Depuis 3 ou 4 ans maintenant, nous titillons le concept d’un kamikaze à la bombe nucléaire mais à chaque fois, nous finissons par nous dire (il prend un visage grimaçant) : « Ouh, non, laissons tomber cette idée ». Paradoxalement, la popularité mondiale du show est aussi liée à cette peur individuelle présente dans tous les pays, et pas uniquement aux États-Unis.

Howard Gordon (l’un des scénaristes et producteurs de la série, NDR) évoque aussi très souvent les longs-métrages des années 70 comme référence, tel que Les 3 jours du condor.
C’est très intéressant car quelqu’un d’autre évoquait Alfred Hitchcock aujourd’hui. Je n’y avais jamais pensé sous cet angle mais nous fonctionnons effectivement comme ces films-là, à savoir que la mise en place du suspense est plus importante que l’action en elle-même.

Les séries TV sont souvent considérées comme un médium de scénaristes. Où se situe 24 par rapport à ce support ?
Cette affirmation reste majoritairement vraie mais la tendance évolue. De nombreux shows fonctionnent sur un principe immuable qui consiste à écrire puis, lorsque ça ne colle pas au moment du tournage, se dire : « Tant pis, on tourne quand même ». Avec des shows comme le notre, nous ne pouvons procéder ainsi. Parfois, au moment du tournage, une scène ressemble à s’y méprendre à une autre de la semaine précédente et l’on se dit alors : « Il faut trouver autre chose ». C’est ce qu’il y a d’extraordinaire avec 24, de pouvoir disposer, jusqu’à un certain niveau, de cette souplesse nous permettant de modifier les scripts à même le sol au moment du tournage. Et selon moi, l’un des succès du show vient précisément de cette flexibilité dont nous disposons.

Aujourd’hui les spoilers sont partout sur internet. Y a-t-il des mesures préventives pour lutter contre cela, comme par exemple menacer les acteurs s’ils divulguent quoi que ce soit ?
(rires). Les premières années, nous avions pris certaines mesures en effet tel que rédiger les scénarios sur papier rouge non photocopiable ou encore filmer deux versions différentes du cliffhanger final de la deuxième saison avec la tentative d’assassinat sur le Président David Palmer. Mais désormais, internet est partout et c’est un géant contre lequel nous ne pouvons lutter. Alors nous avons laissé tomber en pensant que les vrais fans qui souhaitent préserver tout l’effet de surprise n’iront pas lire ces spoilers. Ma femme qui est une grande fan du show m’interdit d’ailleurs de dire quoi que ce soit (rires).

Vous réalisez environ la moitié des épisodes chaque saison.
Pas tout à fait, j’en réalise 10 sur les 24.

Pourquoi autant et comment choisissez-vous lesquels réaliser ?
Je réalise systématiquement le premier et le dernier épisode, ce qui revient en quelque sorte à donner naissance aux nouveaux personnages. Ensuite, j’éprouve un malin plaisir à les tuer (rires), comme par exemple Reiko Aylesworth qui interprète Michelle Dessler. J’ai filmé son premier et son dernier jour, ce qui représente une sorte d’accomplissement en tant que réalisateur. Quant au nombre élevé d’épisodes que je tourne, 24 fait partie de ces nouveaux shows qui fonctionnent sur la continuité, tel un gigantesque film. Et vous n’iriez pas demander à un réalisateur de filmer la première heure d’un long-métrage puis à un autre de filmer la deuxième heure. Depuis toujours, de nombreux metteurs en scène passent d’une série à une autre, réalisant un épisode de FBI : Portés diparus par ci, un d’À la Maison Blanche par là, alors qu’en fait, ils en savent souvent beaucoup moins que les personnes qui travaillent sur la série depuis des années. Et pourtant, ils débarquent et sont les patrons durant un épisode. C’est pour cette raison que la notion de réalisateur – producteur a fait son apparition, permettant ainsi de superviser les épisodes que l’intéressé ne réalise pas lui-même. Quand un nouveau metteur en scène débarque sur 24, je ne suis pas là pour lui dire quoi faire mais pour lui délimiter le cadre du show, les dangers à éviter, lui indiquer comment travailler avec tel ou tel comédien, etc. afin d’assurer l’homogénéité des 24 épisodes et ne pas se retrouver avec certains qui soient excellents et d’autres qui soient complètement nuls.

Et comment s’est passé la reprise du flambeau après le départ de Stephen Hopkins qui avait donné le ton de la série dans la première saison (il avait réalisé 12 des 24 épisodes, NDR) ?
C’était très intéressant, un peu comme devoir élever un enfant que son précédent père avait mis au monde avant de partir.

Les tournages sont-ils aussi frénétiques que les péripéties de Jack dans la série ?
En permanence. Si le spectateur a l’impression de regarder un film très long, nous n’en restons pas moins une série télé. Nous bouclons deux épisodes en 15 jours, soit 1h30 de métrage là où les films disposent souvent de 2 ou 3 mois pour aboutir à la même durée. Les scénaristes imaginent toujours des choses énormes qui sont généralement irréalisables avec le temps et les moyens impartis mais nous sommes devenus des spécialistes pour dire systématiquement « oui » à leurs lubies les plus folles (rires) car nous disposons d’équipes parfaitement rôdées, ce qui nous permet de minimiser le nombre de prises et d’excéder très rarement les 12h de tournage par jour.

Vous réalisez environ la moitié des épisodes chaque saison.
Pas tout à fait, j’en réalise 10 sur les 24.

Pourquoi autant et comment choisissez-vous lesquels réaliser ?
Je réalise systématiquement le premier et le dernier épisode, ce qui revient en quelque sorte à donner naissance aux nouveaux personnages. Ensuite, j’éprouve un malin plaisir à les tuer (rires), comme par exemple Reiko Aylesworth qui interprète Michelle Dessler. J’ai filmé son premier et son dernier jour, ce qui représente une sorte d’accomplissement en tant que réalisateur. Quant au nombre élevé d’épisodes que je tourne, 24 fait partie de ces nouveaux shows qui fonctionnent sur la continuité, tel un gigantesque film. Et vous n’iriez pas demander à un réalisateur de filmer la première heure d’un long-métrage puis à un autre de filmer la deuxième heure. Depuis toujours, de nombreux metteurs en scène passent d’une série à une autre, réalisant un épisode de FBI : Portés diparus par ci, un d’À la Maison Blanche par là, alors qu’en fait, ils en savent souvent beaucoup moins que les personnes qui travaillent sur la série depuis des années. Et pourtant, ils débarquent et sont les patrons durant un épisode. C’est pour cette raison que la notion de réalisateur – producteur a fait son apparition, permettant ainsi de superviser les épisodes que l’intéressé ne réalise pas lui-même. Quand un nouveau metteur en scène débarque sur 24, je ne suis pas là pour lui dire quoi faire mais pour lui délimiter le cadre du show, les dangers à éviter, lui indiquer comment travailler avec tel ou tel comédien, etc. afin d’assurer l’homogénéité des 24 épisodes et ne pas se retrouver avec certains qui soient excellents et d’autres qui soient complètement nuls.

Et comment s’est passé la reprise du flambeau après le départ de Stephen Hopkins qui avait donné le ton de la série dans la première saison (il avait réalisé 12 des 24 épisodes, NDR) ?
C’était très intéressant, un peu comme devoir élever un enfant que son précédent père avait mis au monde avant de partir.

Les tournages sont-ils aussi frénétiques que les péripéties de Jack dans la série ?
En permanence. Si le spectateur a l’impression de regarder un film très long, nous n’en restons pas moins une série télé. Nous bouclons deux épisodes en 15 jours, soit 1h30 de métrage là où les films disposent souvent de 2 ou 3 mois pour aboutir à la même durée. Les scénaristes imaginent toujours des choses énormes qui sont généralement irréalisables avec le temps et les moyens impartis mais nous sommes devenus des spécialistes pour dire systématiquement « oui » à leurs lubies les plus folles (rires) car nous disposons d’équipes parfaitement rôdées, ce qui nous permet de minimiser le nombre de prises et d’excéder très rarement les 12h de tournage par jour.

Pour en revenir à la série, y aura-t-il un nouvel intermédiaire d’une dizaine de minutes pour faire la jonction entre les saisons 5 et 6 ?
Une fois de plus, rien n’est encore sûr à 100% mais c’est prévu, notamment pour résoudre l’histoire autour des chinois car s’il fallait faire revenir Jack de Chine, ça nous prendrait au moins 15h en avion et ce serait plutôt chiant non (rires) ? Et puis, je dois vous avouer que depuis l’avènement du DVD, nous prenons énormément de plaisir à créer ces petits segments intermédiaires.

Qu’en est-il de la rumeur selon laquelle la sixième saison pourrait être tournée à New York ?

J’ignore complètement d’où est partie cette rumeur car dans deux semaines, nous débutons les préparatifs à Los Angeles où sera tournée cette sixième saison (cet entretien a eu lieu le vendredi 30 juin 2006, NDR). Je ne peux rien affirmer pour l’instant car les scénaristes planchent actuellement sur l’histoire mais si certains évènements devaient avoir lieu à New York, nous singerions le nécessaire à Los Angeles.

20 juil 2006 par Stéphane Argentin

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